Dream Harbor, tome 4 : La Maison des pancakes aux fraises - Laurie Gilmore

https://img.livraddict.com/_thumbs/covers/703/703899/200_0/couv62679004.jpgDream Harbor, tome 4 : La Maison des pancakes aux fraises
Laurie Gilmore


Archer, chef mondialement célèbre et père solo, n’aurait jamais cru troquer ses cuisines étoilées pour un diner spécialisé dans les pancakes, niché dans une petite ville. Mais Dream Harbor a besoin d’un chef, et lui, d’un endroit où élever sa petite Olive avec un coup de main.
Iris n'a jamais réussi à garder un emploi plus de quelques mois. Alors, quand elle apprend qu’Archer cherche une nounou à domicile, son instinct lui hurle de filer loin, très loin.
Et pourtant, la voilà plongée dans une nouvelle vie : une fillette craquante, des montagnes de pancakes, un patron canon qui aime cuisiner et une tension impossible à ignorer. Rester pro ? Facile à dire... Mais alors, vraiment pas à faire.


En quelques mots :

Je ne misais pas un pancake sur cette romance ! Pourtant, entre coup de foudre, tension sous le sirop d’érable et petite fille à croquer, je me suis laissée attendrir. Un conte de fées moderne, doux comme un pancake aux fraises… et visiblement assez efficace pour me faire envie de découvrir le prochain tome.

En beaucoup plus de mots :

C’est sans doute le tome de Dream Harbor qui me faisait le moins envie au départ. Le résumé ne m’attirait pas particulièrement et, avec les précédents tomes, je pensais savoir à peu près où j’allais mettre les pieds mais c'est finalement une très bonne surprise parce que Laurie Gilmore amène cette histoire avec énormément de douceur et d’empathie, et je me suis finalement laissée embarquer beaucoup plus facilement que je ne l’aurais imaginé.

Pourtant, Archer ne partait franchement pas gagnant pour décrocher le titre de boyfriend littéraire. Je n’aimais pas son arrogance, son état d’esprit, sa volonté sans faille, son côté extrêmement froid… Bref, tout ce qui pouvait faire de lui un personnage particulièrement agaçant à mes yeux était réuni. Pas mieux pour Iris  : trop insouciante, trop volage, trop exubérante, trop… tout ! Elle déborde d’énergie là où Archer semble avoir décidé de ne jamais laisser dépasser la moindre émotion. Autant vous dire que le duo était loin d’être gagné.

Nous voilà donc avec notre Schtroumpf grognon et notre Schtroumpfette et finalement, cette romance fonctionne plutôt bien. J’ai aimé suivre leur rapprochement, leurs différences, leurs petits affrontements et surtout leur évolution. Parce que derrière les apparences, chacun va devoir apprendre à regarder l’autre autrement et à dépasser ses propres certitudes.

Et au milieu de tout ça, il y a Olive. Alors pardon, mais il faut que je parle de son prénom : Olive. Oui, je sais, on ne choisit pas son prénom. Oui, je sais, elle n’y est pour rien. Mais à chaque fois que je lisais son prénom, il m’écorchait les yeux. Voilà, c’est dit, je peux maintenant passer à autre chose ! Puis on comprendra à la toute fin pourquoi ce choix. Mais revenons donc à cette adorable fillette de 5 ans car oui, Olive est finalement le petit cœur en guimauve de cette histoire. Cette petite fille a vécu un traumatisme terrible avec le décès de sa mère et, malgré tout ce que cela implique dans son comportement, elle reste profondément touchante. Impossible de ne pas s’attacher à elle, de ne pas avoir envie de la protéger et surtout de voir les adultes qui l’entourent essayer de lui offrir un peu de stabilité.

Et c’est là que le roman prend une dimension beaucoup plus douce que ce que je pouvais imaginer au départ. Le coup de foudre entre Archer et Iris pourrait pourtant avoir des conséquences désastreuses. Tout ne peut pas être aussi simple, surtout lorsque des sentiments arrivent alors qu’ils n’étaient absolument pas prévus au programme mais Laurie Gilmore prend le temps de faire évoluer cette relation avec beaucoup de respect et j’ai aimé ça.

Pas besoin de grandes démonstrations théâtrales à chaque page : il y a des petits gestes, des instants suspendus, des moments de complicité et cette tension sexuelle qui, soyons honnêtes, n’est pas franchement négligeable parce que oui, nous sommes quand même dans une romance et même si tout est amené avec douceur, ça chauffe quand même un peu sous les pancakes !

J’ai également apprécié la manière dont les personnages se respectent car derrière la romance toute mignonne, il y a aussi cette volonté de construire quelque chose de rassurant pour des personnages qui en ont parfois bien besoin. Alors évidemment ils vécurent heureux et eurent beaucoup de pancakes, enfin, presque.

Parce que nous sommes dans un véritable conte de fées moderne : une petite ville pleine de personnages attachants, une romance improbable, des blessures à réparer, quelques obstacles pour faire bonne mesure et une fin qui fait exactement ce qu’on attend d’elle et franchement, ça fait du bien.

Je ressors donc de cette lecture beaucoup plus enthousiaste que je ne l’aurais imaginé. Ce quatrième tome n’était pas celui qui m’attirait le plus et il devient finalement l’un de ceux que j’ai pris le plus de plaisir à suivre, comme quoi, il ne faut jamais se fier uniquement à un résumé.

Je crois que Dream Harbor n’a décidément pas fini de me servir ses petites histoires d’amour et j'attends finalement la suite.

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