Chroniques Flash : Trois vies par semaine & La Toile du paradis

 


Je vous propose aujourd'hui mes lectures moyennes dont je n'ai pas grand chose à dire, alors que j'ai remarqué que dernièrement j'en écrivais des tonnes (vous n'avez pas trouvé que mes chroniques étaient à rallonge, trop peut-être, à vous de me le dire, ça m'intéresse beaucoup d'avoir votre retour sur leur longueur).

https://img.livraddict.com/_thumbs/covers/528/528581/200_0/couv62666956.jpgTrois vies par semaine - Michel Bussi

Habiter trois villes différentes ? Posséder trois identités reconnues ? Aimer trois femmes intensément ?
Avoir trois vies par semaine.
Pour tirer les fils de ce nouveau suspense qui mêle les thèmes de l’exil, la vengeance, la multiplicité d’une vie… l’unique Michel Bussi.
Un mort
Deux disparus
Trois femmes amoureuses
Un corps est retrouvé dans la vallée de la Meuse, au cœur des Ardennes. Accident, suicide, meurtre ?
La révélation de l’identité de la victime plonge la capitaine Katel Marelle dans la sidération.
Renaud Duval menait-il… trois vies par semaine ?
Trois femmes attendent son retour. Chacune revendique d’être son unique amour.
Ensemble, elles vont tenter de percer l’énigme d’une impossible triple vie...
Mais comme dans un théâtre d’illusions, des ombres rôdent, prêtes à se venger.
Qui sait la vérité ? Qui manipule ? Qui tire les ficelles ?


J’ai plusieurs romans de Michel Bussi qui attendent depuis un certain temps dans ma PAL et j’ai choisi celui-ci parce que sa quatrième de couverture m’intriguait beaucoup. Comment un homme peut-il avoir trois identités, trois vies, sans jamais se faire prendre ? Voilà de quoi titiller ma curiosité et me donner envie de découvrir le fameux « truc » que l’auteur allait bien pouvoir nous concocter !

J’ai été surprise par la direction prise par l’histoire, car je ne pensais pas que ses origines nous conduiraient jusqu’à Prague, ni que Michel Bussi nous ferait découvrir le festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières. Le roman nous entraîne ainsi dans plusieurs régions, entre Paris, Florac et les Ardennes, avec quelques détours qui rendent cette lecture plutôt dépaysante, d’autant que j’ai eu la chance de parcourir ces endroits au cours de ma vie. C’est toujours agréable de retrouver des lieux que l’on connaît au fil des pages, tout en découvrant des facettes auxquelles on n’aurait pas forcément prêté attention.

J’ai donc dévoré la première moitié du roman, en me posant mille et une questions, en essayant de comprendre comment tout cela pouvait bien tenir debout et surtout quel tour de passe-passe Michel Bussi avait encore imaginé pour nous surprendre. Parce que c’est bien là que réside le plaisir de ses romans : chercher, supposer, échafauder des théories, croire avoir trouvé la solution avant de se demander si l’on n’est pas complètement à côté de la plaque !

Mais voilà, une fois la révélation faite et les fils dénoués, la déception a été au rendez-vous. Je crois que c’est la première fois que je ressors aussi frustrée d’un roman de cet auteur. Certains éléments me semblent incohérents, plusieurs points ne tiennent pas vraiment debout et, une fois que l’on connaît le fin mot de l’histoire, j’ai eu du mal à faire fonctionner l’ensemble. Je ne veux évidemment pas trop en dire pour ne pas vous spoiler, mais j’ai eu cette impression désagréable que le mystère, qui m’avait pourtant si bien accrochée au départ, ne résistait pas vraiment à l’explication.

Dommage, car j’étais vraiment bien partie et j’avais très envie de découvrir comment Michel Bussi allait réussir à démêler cet écheveau. Je ressors donc de cette lecture avec un petit arrière-goût de « c’était pourtant bien parti ! ».

Ce ne sera clairement pas mon préféré de l’auteur, même si cette lecture m’aura au moins donné envie de continuer à piocher dans ma PAL pour découvrir ses autres romans. J’espère simplement que le prochain saura me surprendre jusqu’au bout, sans me laisser avec autant de questions  sur la crédibilité de l’histoire !

https://img.livraddict.com/_thumbs/covers/412/412228/200_0/couv69484532.jpgLa Toile du paradis - Maha Harada

Deux spécialistes du Douanier Rousseau sont conviés par un énigmatique collectionneur dans sa demeure de Bâle pour authentifier une oeuvre du peintre.
Commence alors un véritable jeu de piste avec pour seul point de départ un récit anonyme en sept chapitres relatant les dernières années de la vie de l'artiste.
Coupés du monde et partageant leur amour pour la peinture, Orie, jeune historienne de l'art japonaise, et Tom, assistant-conservateur au MoMA de New York, découvrent le mystère stupéfiant de la genèse d'un tableau célèbre – et les perturbantes zones d'ombre du monde de l'art.
En connaisseuse passionnée de la peinture de Rousseau, l'auteur compose une enquête-puzzle autour de la figure émouvante d'un artiste totalement dévoué au rêve et à la vision qui l'habitent. Un roman qui ne s'adresse pas uniquement aux amateurs de peinture mais tout simplement aux amateurs de beauté, et de mystère.


Pour commencer par le positif, j'ai vraiment pris plaisir à en apprendre un peu plus sur la vie du Douanier Rousseau et sur ses peintures. L'intrigue s'articule d'ailleurs autour de la création de son véritable chef-d'œuvre, Le Rêve, peint en 1910. C'était l'objectif du BC de ce mois d'octobre avec le thème de la peinture, et sur ce point, le contrat est rempli. Bon, par contre, on ne me fera pas changer d'avis : je n'apprécie toujours pas vraiment ce "gribouillage", mais là, c'est une autre histoire ! Si comme moi vous bloquez sur le style naïf du Douanier Rousseau, sachez que l'enquête autour de la toile reste le seul vrai moteur du livre.

Malheureusement, la liste des bons points s'arrête là, car je n'ai pas du tout apprécié la plume de l'autrice (ou sa tracduciton !) et j'avoue que je ne suis pas une grande amatrice de la littérature niponne. Même si j'avoue que le fond de l'intrigue et le mystère m'ont empêchée d'abandonner le livre en cours de route, la forme m'a très vite agacée.

Déjà, parlons des personnages, ils sont tout simplement insupportables, tous autant qu'ils sont. Tim est puant et d'un orgueil sans nom. Orie, quant à elle, frôle le ridicule par son excès d'échoïsme, c'est tout à fait le genre de profil "je sais tout sur tout, mais je ne veux pas qu'on me voie", déplaisante au possible. En réalité, ils sont tous à jeter par la fenêtre, à l'exception notable de la mère d'Orie qui s'en sort grâce à son grand cœur de mère.

Pour couronner le tout, l'autrice a cette manie insupportable de mettre en italique les pensées, profondes ou pas, de ses personnages. Cela casse complètement le rythme de l'histoire. Je vais être très honnête avec vous, j'ai fini par arrêter de les lire la plupart du temps. Résultat, j'ai lu ce roman en diagonale, juste pour connaître la fin. Non mais c'est vrai, qu'on se le dise... Je n'ai pas besoin qu'on m'explique pendant des lignes que le fait que quelqu'un m'ouvre une porte est une marque d'antiféminisme ! C'est juste de l'étiquette, des règles de politesse, et puis c'est tout ! Au début, j'ai voulu mettre cela sur le compte de la culture japonaise qui est différente de la nôtre, mais le livre n'en fait même pas allusion. C'est juste énervant, un point c'est tout.

Je suis sans doute dure, j'en conviens. D'autant plus que les derniers paragraphes de ce roman m'ont convaincue. La fin est réussie, et j'aurais tellement aimé que tout le livre soit de cet acabit ! Malheureusement, cela n'a pas suffi à sauver l'ensemble de ma lecture.

Commentaires

  1. Des lectures qui ont été des déceptions.

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  2. Aïe! Quand ça ne passe pas, ça ne passe pas...
    Je n'ai jamais lu Bussi, j'avoue que ce n'est pas un auteur qui m'attire. Quant au Douanier Rousseau, comme pour tous les artistes, j'imagine que c'est une question de goût. Ce que tu dis du roman n'est pas très alléchant, j'avoue ^^
    On croise les doigts pour que tes prochaines lectures soient meilleures ;)
    PS: je ne trouve pas que tes billets soient trop longs, la bonne longueur c'est quand tu as dis tout ce que tu as à dire ^^

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