Wonder - R. J. Palacio
Wonder - R. J. Palacio
Je m'appelle August.
Je ne me décrirai pas.
Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire.
Né avec une malformation faciale, Auggie n'est jamais allé à l'école.
À présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège...
Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux, malgré tout ?
Ne jugez pasun livre garçonà sa couverture son apparence
En quelques mots :
Une famille qui s’aime, qui doute, qui reste unie autour d'August. Ce roman m’a rappelé que la bonté existe encore dans les gestes simples, dans les regards, dans ces petites choses du quotidien qu’on oublie trop souvent. J’ai été touchée, vraiment, par cette sincérité, par cette humanité à fleur de peau. Un livre qui pourra séduire les jeunes et moins jeunes pour deux niveaux de lecture, intéressant.
En beaucoup plus de mots :
Je voulais au début faire une chronique flash sur ce roman car en le terminant, je me suis dit qu'il n'y avait pas grand chose à en dire, et puis en regroupant mes idées j'ai constaté que finalement ce roman méritait sans doute plus que quelques lignes posées sur une page blanche, car j'ai été vraiment séduite par ce roman. Tout d'abord, ce livre plaira aux plus jeunes adolescents pour leur faire découvrir ce qu'est la différence, les difficultés rencontrés au collège lorsque l'on n'est plus un enfant, mais pas tout à fait un adolescent, cette année charnière de la sixième où on veut faire comme les grands dehors, mais retourné dans son foyer, il est aussi agréable de retrouver ces bras protecteurs familiaux et des câlins et bisous tout doux… comme aux moins jeunes avec ce regard mature, de comprendre les difficultés rencontrés par cette famille, de se dire que finalement il y a pire, et ressentir une grande empathie.
Au début de ma lecture, je vous l'avoue, j’ai eu très peur. Peur que ce soit trop jeunesse, trop simple, pas assez profond pour moi et puis, sans vraiment m’en rendre compte, je me suis laissée happer par l’histoire, par ces personnages, par cette sincérité désarmante. Parce que oui, c’est simple, mais dans un contexte qui ne l’est pas du tout.
On suit August, 10 ans, un petit garçon né avec une malformation faciale sévère qui l’a tenu éloigné de l’école pendant des années. Jusqu’au jour où par l'impulsion de sa mère qui se trouve démunie décide qu'il est temps, enfin temps. August entre pour la première fois au collège dans un établissement “normal”. Et là… c’est le choc. Le regard des autres mais en étant maintenant seul, les jugements, la curiosité mal placée, la peur aussi.
Parce qu’August, ce n’est pas “juste” un enfant différent. C’est un enfant qui doit apprendre à vivre dans un monde qui, lui, n’est pas prêt à l’accueillir.
J’ai énormément aimé cette famille et surcout ces parents dévoués, fiers et attentionnés . Une famille unie, aimante, qui se parle, qui s’embrasse, qui rit, qui pleure. Et ça fait du bien. Pour une fois, pas de drame artificiel, pas de famille dysfonctionnelle poussée à l’extrême comme on le voit souvent dans les romans jeunesse. Juste… une famille normale, et c’est presque ça qui est le plus touchant. Mais le roman ne s’arrête pas là. Car finalement, on ne suit pas uniquement August, même s’il reste au cœur du roman, mais aussi tous ceux qui gravitent autour de lui.
Via, sa sœur, d’abord. Elle fait preuve d’une force mentale incroyable et d’une loyauté sans faille pour affronter le regard des autres posé sur son frère. Elle, que certains réduisent à “la sœur du monstre”. Elle qui l’aime profondément, mais qui est aussi déchirée… parce qu’elle voudrait être normale, exister pour elle-même et pas uniquement à travers lui. Elle m’a énormément touchée, dans sa colère, dans cette lutte intérieure pour être une “bonne personne”.
Il y a aussi la meilleure amie de Via, Miranda, avec ses propres blessures, ses propres problèmes familiaux, en quête de sa place… elle qui considère August comme un petit frère et l’aime comme tel.
Et puis Jack. Celui qui deviendra le meilleur ami d’August. Mais là encore, le chemin est loin d’être simple. Parce qu’apprécier quelqu’un que tout le monde rejette, c’est aussi accepter de l’être à son tour.
Le changement de point de vue dans la narration est une vraie force. Il permet de mettre en lumière les zones d’ombre, de comprendre que chaque personnage porte sa propre histoire, ses propres blessures, ses propres doutes.
Et puis il y a tous ces thèmes abordés avec beaucoup de justesse : l’amitié, l’amour, la popularité, le regard des autres.
C’est un roman qui parle de masques, de ceux qu’on porte pour se protéger, de ceux qu’on enlève, parfois, quand on trouve enfin sa place. Apprendre à être soi, à s’accepter, et surtout… accepter les autres. Au fond, ce n’est pas seulement une histoire autour de la différence ou de la maladie. C’est une histoire profondément humaine. Une lecture facile, oui. Mais avec des messages bien plus larges qu’il n’y paraît.
Et finalement… ça fait du bien.
J’ai découvert cette histoire à travers le film éponyme que mon fils voulait absolument me faire découvrir, dont je garde un très bon souvenir… même si, avec le temps, beaucoup de détails se sont un peu effacés. Finalement, lire le roman plusieurs années plus tard m’a donné envie de replonger dans cet univers, de redécouvrir August et tous les autres avec un regard nouveau. Et quelque part, c’est aussi ça la force de cette histoire : donner envie d’y revenir.
Eh bien comme quoi, parfois, un roman laisse sa trace de manière délicate, au point d'occuper notre esprit sans qu'on s'en rende compte. Ça m'arrive aussi de croire, à la fin d'une lecture, que j'en n'aurais pas assez à dire pour faire une chronique et puis finalement, les mots viennent spontanément. Je crois que j'ai vu le film. C'est bien celui avec Julia Roberts ? Je ne savais pas que c'était l'adaptation d'un roman.
RépondreSupprimerAlors Caroline, je viens de faire une recherche et en effet c'est bien ce film là, mais j'avais totalement que c'était elle qui incarnait le rôle de la mère (ah ma pauvre mémoire) je me rappelais surtout le jeune garçon et sa sœur. J'ai vu que le film est vraiment très proche du roman, donc pas sûre que ça soit nécessaire de le lire finalement pour s'en faire une idée. Par contre j'ai vu qu'il y a une mini série ou film (vraiment cette mémoire) qui parle de Julian, celui qui détestait August, avec sa grand mère qui lui parle de la guerre, je vais peut-être la/le regarder.
SupprimerJ'avais bien aimé le film, mais le roman ne me tente pas.
RépondreSupprimerFranchement c'est tellement proche du film, que ce n'est vraiment pas indispensable comme lecture.
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