Trilogie Le rivage des survivants - James Dashner
Le grand retour du « Labyrinthe » avec une nouvelle trilogie haletante !
73 ans après Le Labyrinthe, la survie de l'espace humaine est menacée.
Sur l'île où s'étaient installés Thomas et les autres Blocards soixante-treize ans auparavant, vit Isaac, un jeune apprenti forgeron. Alors qu'il navigue avec ses amis, il aperçoit un bateau, qui se dirige vers l'étroit chenal menant à l'île. À son bord, des corps sans vie et une femme qui saute à l'eau à son approche. Sauvée par le groupe d'amis, elle explique avoir été envoyée par le monde extérieur pour retrouver les descendants de Newt et Sonya. Ceux-ci seraient peut-être la solution pour trouver un remède contre la Braise...
Et si ce remède mystérieux était caché tout au fond du Labyrinthe ?
Il s’agit ici d’une relecture. J’ai récemment acquis les tomes suivants de cette trilogie et il fallait absolument que je reprenne l’histoire depuis le début pour me réimmerger, non pas tant dans l’univers de James Dashner que dans les noms de ses très nombreux personnages. Car c’est toujours le principal reproche que je fais à l’auteur : il nous ensevelit volontairement sous une multitude de protagonistes et il faut un certain temps avant de réussir à tous les situer.
Nous sommes ici dans le post-Labyrinthe, mais il faut bien reconnaître que le contexte reste assez obscur. Le monde a changé, mais comprendre comment et pourquoi n’est pas toujours évident. D’un côté, nous avons les Insulaires, descendants des Blocards qui vivent depuis plus de 70 ans sur leur île. De l’autre, ceux de la Tête de Dieu, installés autour du Labyrinthe en Alaska, où le fanatisme semble être devenu une véritable religion au sein d’une population dont les cerveaux ont été sérieusement malmenés. Et puis il y a la Nation Restante, sans doute le groupe que j’ai trouvé le plus intéressant, où des Afflicteurs façonnent de jeunes gens à coups de violence pour en faire des soldats obéissants, dépourvus d’émotions et de libre arbitre me faisant pensé inéluctablement aux Spartes. Sans oublier un quatrième groupe dont les intentions demeurent particulièrement floues.
Cette fois-ci, j’ai un peu plus apprécié ma lecture que lors de ma découverte du roman. Le fait d’avoir conservé quelques souvenirs, même imprécis, m’a permis de rentrer plus facilement dans l’histoire. Pourtant, malgré tous mes efforts pour distinguer les gentils des méchants, je suis restée incapable de savoir réellement de quel côté penchait chacun.
Certains personnages ressortent toutefois davantage que d’autres. Minho, notamment, m’a beaucoup intriguée. Lui qui appartient à la Nation Restante est persuadé qu’il pourra mieux servir la Tête de Dieu et son évolution soulève de nombreuses questions. Alexandra et Michael restent également des figures fascinantes. Considérés presque comme des dieux vivants, ils sont dévorés par leur passé, leur orgueil et leur volonté de contrôler le destin du monde. À côté d’eux, les Insulaires m’ont laissée beaucoup plus froide. Je ne me suis attachée à aucun d’entre eux, malgré la place importante qu’ils occupent dans le récit.
Comme dans la saga originelle, tout tourne encore autour du Remède. Existe-t-il réellement ? Que permet-il exactement ? Qui peut l’obtenir ? Pourquoi est-il si important ? James Dashner entretient volontairement le flou autour de ces questions et si cela nourrit le mystère, cela devient aussi parfois assez répétitif. J’ai souvent eu l’impression que les personnages tournaient autour des mêmes interrogations sans réellement avancer.
Pour autant, l’auteur reste extrêmement efficace lorsqu’il s’agit de créer de la tension. Les chapitres courts s’enchaînent rapidement, les révélations tombent régulièrement et il est difficile de refermer le livre sans vouloir connaître la suite. Même lorsque certains éléments me semblent confus ou volontairement opaques, j’ai toujours envie de savoir où James Dashner souhaite nous emmener.
Au final, ce premier tome reste une lecture imparfaite certes, mais suffisamment intrigante pour me donner envie de poursuivre l’aventure. Maintenant que les bases sont reposées dans mon esprit et que les différents camps sont à peu près identifiés, je suis curieuse de découvrir où cette nouvelle trilogie compte nous conduire et surtout si les nombreuses questions laissées en suspens finiront enfin par trouver des réponses.
73 ans après Le Labyrinthe, la survie de l'espèce humaine est menacée.
Sadina et les insulaires voyagent vers l'Alaska, au cours d'un périple semé d'embûches, dans l'espoir d'élaborer un remède contre la Braise. Mais la Tête de Dieu, désormais dirigée par Alexandra, est fracturée. Après le meurtre de Nicholas, les objectifs de la déesse sont obscurs et l'avenir du monde entier est en jeu.
Le groupe des voyageurs est divisé, chacun fait face à ses doutes et les vrais visages se révèlent. Les insulaires pensent que le remède est en eux, mais sont-ils vraiment immunisés ? Les frontières entre le bien et le mal se brouillent, et personne, pas même la Tête de Dieu, ne peut prévoir l'avenir.
Il faut croire que James Dashner a fini par me convaincre, car j’ai largement préféré ce deuxième tome au précédent et je pense savoir exactement pourquoi : Alexandra et Michael, ou plutôt Alexandra la démente et Michael le démon.
Depuis leur apparition, ce sont sans doute les personnages qui m’intriguent le plus dans cette nouvelle trilogie. Ils jouent constamment au chat et à la souris, même s’il est souvent difficile de savoir lequel est le prédateur et lequel est la proie. Leur relation est fascinante, malsaine, ambiguë, faite de manipulation, de pouvoir et de rancœurs anciennes. Chaque fois qu’ils apparaissaient, mon intérêt remontait immédiatement. J’attendais leurs chapitres avec beaucoup plus d’impatience que ceux des autres protagonistes.
J’ai également retrouvé avec plaisir Minho et Orange, qui restent pour moi les personnages les plus intéressants du roman. Contrairement à beaucoup d’autres, ils évoluent réellement. Leurs réflexions sur le monde, sur leurs choix et sur leur place dans cet univers en ruine apportent une profondeur bienvenue. Minho conserve cette force de caractère qui le rend immédiatement attachant tandis qu’Orange continue de me surprendre par son évolution et les questions qu’il soulève.
Malheureusement, tout le reste ne m’a pas convaincue. Isaac, tout d’abord, ce qu’il peut m’agacer. Il se morfond constamment, passe son temps à se plaindre, à subir les événements sans réellement agir. Il est mou, il chouine, il ne comprend pas grand-chose à ce qui se passe autour de lui et je peine sincèrement à lui trouver un quelconque intérêt. Trish n’est guère mieux. Son attachement presque étouffant à Sabina finit par devenir pesant au fil des chapitres. Quant à Sabina elle-même, censée porter un héritage important puisqu’elle descend de la sœur de Newt, je l’ai trouvée étonnamment fade. Le roman semble régulièrement nous rappeler son importance sans jamais réellement lui donner l’occasion de la démontrer. Elle est là, occupe de nombreuses pages, mais j’ai souvent eu l’impression qu’elle ne servait finalement pas à grand-chose.
Et puis il y a ce défaut que je reprochais déjà au premier tome : le nombre de personnages, James Dashner décide encore d’en ajouter, stop... Je n’en peux plus. Il y en a déjà beaucoup trop. Certains apparaissent, disparaissent, reviennent plusieurs chapitres plus tard et j’ai parfois eu l’impression de devoir constamment me souvenir de qui était qui. Cette multiplication des points de vue finit par diluer l’impact émotionnel des personnages les plus intéressants.
Pourtant, malgré ces reproches, je dois reconnaître que ce tome fonctionne mieux que le précédent. L’auteur entretient une tension permanente. Les déplacements des différents groupes, les nouveaux lieux découverts, les liens qui se créent entre certains personnages et les multiples dangers qui les entourent donnent un rythme beaucoup plus soutenu à l’ensemble. En revanche, si vous espériez des réponses... il va falloir encore patienter : le flou continue de s’épaissir.
Certaines questions trouvent un début d’explication, mais une multitude d’autres apparaissent aussitôt. Le rôle exact d’Alexandra et de Michael demeure encore obscur. Les motivations de leur créateur restent largement mystérieuses. Les différents camps continuent d’agir selon des logiques parfois difficiles à comprendre. Quant au Remède, il demeure toujours au centre de tout sans que l’on sache réellement ce qu’il représente.
Normalement, ce genre de procédé a tendance à m’agacer. Mais ici, étrangement, cela a plutôt renforcé mon envie de poursuivre la trilogie. Parce que derrière cette confusion volontaire, il y a suffisamment d’éléments intrigants pour donner envie d’aller chercher les réponses.
Au final, ce deuxième tome corrige plusieurs défauts du premier grâce à une tension plus constante, des antagonistes passionnants et quelques personnages qui prennent enfin de l’épaisseur. Tout n’est pas parfait, loin de là, mais j’ai tourné les pages avec beaucoup plus de plaisir et surtout avec une envie bien plus forte de découvrir le dernier tome.
Le dernier tome du séquel de la série Labyrinthe !
73 ans après Le Labyrinthe, la survie de l'espèce humaine est menacée...
Lorsque le journal de Newt est déchiffré, des secrets enfouis depuis longtemps refont surface. Le groupe de descendants, accompagné du vieux Frypan, se retrouve face à un choix déchirant : risquer leur vie pour révéler au monde la vérité troublante sur l'évolution des épreuves du Labyrinthe, ou fuir le chaos pour sauver leur peau, quitte à laisser ces sombres secrets enfouis à jamais...
Il y a des moments où il faut savoir s'arrêter. Et là, stop. La coupe est pleine. N'en jetons plus. Quelle déception que ce troisième tome.
Pourtant, j'avais plutôt apprécié ma relecture des deux premiers volumes. J'étais curieuse d'obtenir enfin des réponses, de comprendre ce monde laissé dans le flou depuis le début de la trilogie, de découvrir ce qui s'était réellement passé pendant ces 70 années qui séparent Le Labyrinthe de Le Rivage des Survivants. Mais au lieu d'obtenir des explications, j'ai eu l'impression de m'enfoncer dans un brouillard toujours plus épais. Et surtout, que c'était long.
Long, interminable même, alors que le roman ne compte qu'un peu plus de 350 pages écrites en gros caractères. Je crois n'avoir jamais autant sauté de paragraphes et lu certaines pages en diagonale dans un livre de James Dashner. J'avais la sensation constante de tourner en rond. Les personnages avancent, discutent, se déplacent, puis recommencent encore et encore sans que l'intrigue ne progresse réellement et comme si cela ne suffisait pas, l'auteur continue d'ajouter de nouveaux personnages : encore et encore. Et encore.
J'étais déjà noyée dans les tomes précédents, mais ici j'ai complètement abandonné l'idée de retenir qui était qui. À force de multiplier les protagonistes, aucun ne parvient réellement à exister. Même ceux que j'appréciais jusque-là, comme Minho, Orange, Alexandra ou Michael, finissent par se diluer dans une masse de personnages dont je ne voyais plus vraiment l'utilité.
Mais ce qui m'a le plus frustrée reste cette absence totale de réponses parce qu'au bout de trois tomes, il me semble légitime d'attendre quelques explications. Que s'est-il passé pendant ces 70 années ? Qu'est réellement le Remède ? Existe-t-il seulement ? Pourquoi être allé chercher les Insulaires ? Quel est le rôle exact des créateurs des labyrinthes ? Qu'est devenue la mère de Sabina ? Que signifie les chiffres énumérés par Alexandra et ceux retrouvés entourés dans le journal de Newt ?
Pourquoi tant de mystères accumulés pendant des centaines de pages si c'est pour n'en résoudre pratiquement aucun et la liste pourrait continuer encore longtemps.
J'ai refermé ce roman avec une impression très désagréable : celle d'avoir parcouru une trilogie entière pour finalement n'obtenir aucune conclusion. Le plus incompréhensible reste sans doute l'épilogue de l'auteur où il explique en substance que certaines fins n'ont pas forcément besoin d'apporter toutes les réponses. Je peux l'entendre dans certains romans. J'aime même parfois qu'une part de mystère subsiste mais ici, ce n'est pas une ou deux interrogations laissées ouvertes !!!!!!!!!!! C'est tout. Comme si l'auteur lui-même ne savait plus quoi faire de son univers.
Certes, il y a quelques scènes agréables. Le retour des Griffeurs apporte un peu de nostalgie pour les lecteurs du Labyrinthe. Quelques séquences d'action fonctionnent encore correctement. Mais même les grandes batailles finales, qui sont pourtant une marque de fabrique de James Dashner, tombent ici complètement à plat. Je les ai trouvées expédiées, confuses et sans véritable impact émotionnel.
Alors je me pose sincèrement la question : qu'a voulu raconter l'auteur ? Et surtout, pourquoi avoir présenté cette histoire comme une trilogie si elle se termine ainsi ? Y aura-t-il un autre tome ? Une suite ? Une explication quelque part ? Parce qu'en l'état, j'ai davantage l'impression d'avoir lu un long prologue qu'une œuvre achevée.
Je crois que c'est la première fois, en plus de dix ans de blog, que je déconseille aussi clairement une série. D'habitude, même lorsque je n'apprécie pas une lecture, je considère qu'elle trouvera forcément son public. Les goûts sont personnels, les attentes différentes mais ici, ce n'est même plus une question de goût : c'est simplement une histoire qui accumule les questions sans jamais prendre la peine d'y répondre.
Et lorsque j'ai refermé ce dernier tome, je n'ai ressenti ni émotion, ni satisfaction, ni nostalgie, seulement de la frustration, une énormément frustration, un gâchis incommensurable, je vais le dire franchement : un vrai foutage de gueule !
Le 1er tome de la 1e trilogie ne m'avait pas assez accrochée pour avoir envie d'aller plus loin, mais je suis déçue pour toi... C'est vraiment nul d'arriver au tome 6 et de n'avoir aucune réponse! Peut-être que l'auteur veut juste inciter ses lecteur-ice-s à lire une éventuelle suite?
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