L'épreuve, tome 1 : Le labyrinthe - James Dashner

Auteur : James Dashner
Edition : Pocket Jeunesse
Genre : Dystopie
Date de parution : 2012
Pages : 408

Ma note : 15/20

"Sa nouvelle vie commença dans le noir complet"

Synopsis :
Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier terrifiants. Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les "coureurs" parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu'il veut être coureur et résoudre l'énigme du labyrinthe.

Ce que j'en ai pensé :

Voici maintenant presqu'une année que ce livre attendait dans ma PAL et je décide enfin à le lire à cause de la très grande pression que ma mère m'a faite pour qu'on puisse voir le film.

La première chose que j'ai apprécié, dès le début, c'est que ce livre dans le genre dystopie n'est pas raconté à la première personne. Comme vous commencez à le savoir, le "je" n'est pas ce que je préfère.

L'aventure en elle-même ne m'a pas véritablement séduite, lui trouvant non pas des longueurs mais de nombreux temps calmes, mais cela est en opposition avec ma volonté de connaître la suite. James Dashner a réussi à accaparer tout mon esprit avec sa façon décrire (phrases percutantes, chapitres courts) et faire de moi une addict de l'histoire somme toute pas extraordinaire, c'est incompréhensible et je n'arrive toujours pas à me l'expliquer.

Je me suis surprise à de nombreuses reprises à dire : "Je le savais" ou encore "je te l'avais bien dit". Ce qui démontre mon immersion profonde et un certain échange avec les personnages auxquels je ne me suis pourtant pas attachés. C'est toujours un mystère !

Comme souvent en littérature jeunesse, je regrette le manque de profondeur des personnages, il me manque de connaître à tous leurs doutes, leurs espoirs, leurs besoin d'y croire, mais ici finalement ça passe du au fait que je n'ai pas l'impression d'avoir du réchauffer : non Marc, cette histoire n'a rien avoir avec le film Le Cube, que j'avais adoré, non maman, ce n'est pas ce n'est pas comme dans Harry Potter et la coupe de feu, ils ne doivent pas aller chercher un plan ou une clé quelque part dans le labyrinthe. C'est un nouveau concept, peut être un peu trop simplet pour ma part, mais novateur. Bon novateur est peut être exagéré, on retrouve tout de même certains traceurs de Hunger Games, mais je n'en dirai pas plus.

Alors non pas de surprise, et je crois que ce n'est pas spoiler de dire que plusieurs personnages sortent du labyrinthe (et oui, sinon il n'y aurait pas un tome 2), après un combat d'une platitude extrême, vite bâclé mais pourtant nécessaire. Seul le choix de Chuck m'a intéressé, j'ai vraiment apprécié sa décision, mais là encore je n'ai pas été surprise.

En revanche, j'ai beaucoup aimé ce qui se passe après (bon cela ne représente qu'une vingtaine de pages), des événements qui se succèdent et une pléiade de questions qui se bousculent dans ma tête. Mais pas seulement à la fin pendant toute la durée de ma lecture, j'ai essayé d'imaginer plusieurs fois qu'elle était la vérité derrière le labyrinthe : sont-ils des joueurs dans un jeu vidéo et ils sont plonger dans une réalité alternative (un peu comme Matrix ou Avatar ) ? Est-ce que les créateurs sont des extraterrestres qui ont fait d'eux des marionnettes et désirent jouer avec des êtres humains ? Comment être sûr que tout se qui se passe, tous les amis de Thomas, existe vraiment et n'est-il pas tout simplement en pleine crise de délire psychotique et ses réminiscences sont en réalité sa vie avant son enfermement dans un asile de fous. Pour l'instant je n'ai toujours pas le réponse. A suivre.

Citations :

"Des émotions contradictoires bouillonnaient en lui. Perplexité. Curiosité. Peur. Panique. Mais au cœur de tout ça, il y avait surtout un sentiment de désespoir absolu, comme si le monde avait pris fin et qu'on l'avait remplacé par quelque chose d'épouvantable. Il aurait voulu fuir et se cacher."

Le mot de la fin :

Un premier tome où on tourne en rond, où la solution était pourtant si évidente. Mais James Dashner a réussi tout de même à capter mon attention, une envie de connaître à chaque instant la suite dans ce huis clos. Les dernières pages laissent présager une suite haute en couleurs.

Le labyrinthe
Préquel : L'ordre de tuer

***

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