La fille du Docteur Duprey - Elisabeth Hyde

Auteur : Elisabeth Hyde
Éditions : France Loisirs
Genre : Policier
Date de parution : 2006
Page : 376


  "Comble de la malchance, Megan venait d'avalait sa seconde moitié d'ecstasy quand son père appela."

Synopsis :
  Diana, médecin controversée au caractère bien trempé et aux convictions affirmées, était une femme qui inspirait la passion - une passion meurtrière en cet après-midi fatal - et nombreux sont ceux qui auraient pu souhaiter sa mort, y compris Franck, son mari. En dépit des tensions existantes entre ses parents, il est impossible pour Megan, leur fille, de croire que son père ait pu commettre ce crime atroce, mais Franck refuse obstinément de fournir un alibi... et Megan, qui doit elle aussi préserver ses secrets, ne sait bientôt plus a qui elle peut encore se fier...





Ce que j'en ai pensé :

"Les gens nous montrent ce qu'ils ont envie de nous faire voir." Cette phrase je la tiens de ma très chère maman, combien de fois l'ai-je entendu, je ne pourrai même pas le dire. Et je trouve que cette phrase illustre parfaitement ce roman ou du moins au début, lorsque l'enquête piétine, lorsque qu'aucune piste solide n'aboutit. Elisabeth Hyde  nous dépeint une petite ville et en particulier le quartier où réside la famille Duprey à la Desperate Housewife. Voisines, voisins, collaborateurs, membres militants, tout le monde y passe, tout le monde sait des choses, mais qu'elle est la part de vérité et la part de faux. Les enquêteurs Huck Berlin et Ernie Vogel vont essayer de dénouer les choses qui peuvent sembler si simple en apparence : Franck Duprey vient d'assassiner sa femme, et qui ne le sont finalement pas si évidentes : est-il réellement le meurtrier de sa femme ? Est-il simplement un meurtrier ?

Ce roman casse les codes du genre policier en y abordant également une part de romance, même si cela peut rebuter certains lecteurs, je trouve que cela à apporter un petit plus à l'histoire. C'est judicieusement dosé, l'auteur ne tombe pas dans le dégoulinant et le gnian-gnian et permet de redonner un rythme à l'histoire. L'enquête ne va donc pas à un rythme fou, on prend notre temps pour découvrir au fur et à mesure les faces cachés des différents personnages, tous omettent de dire la vérité, mais une chose est sûre je ne me suis pas du tout ennuyée lors de ma lecture.

En plus de casser les codes, l'auteur à eu une approche différente car la vérité de cette affaire ne nous est pas donnée par l'enquête de police mais par la victime du meurtre elle-même car les derniers chapitres du roman évoque l'ensemble de la journée du Docteur Duprey. J'ai trouvé cette approche très originale. J'ai beaucoup apprécié de savoir des choses que la police n'a pas compris ou pas encore élucidé malgré les nombreux indices donnés au fur et à mesure de la lecture du roman.

Pour finir, il n'est pas possible de ne pas évoquer le sujet de l'avortement, du droit de la femme qui est mis en avant dans ce roman. Sans rentrer dans une polémique, sachez qu'il y a des scènes difficiles mais écrites néanmoins avec pudeur et sans jugement. Certains passages donnent à réfléchir sur notre libre-arbitre.

Citations :

"Dans mon adolescence, la limite entre un baiser et le reste formait une démarcation bine nette. a chaque étape, la relation se redéfinissait tout entière. A présent, la nuance était beaucoup plus subtile. On passait de l'un à l'autre simplement par un regard, un regard un peu particulier, un peu trop long."

"-dès que j'entends parler de ces sites pornographiques, je me dis que ça pourrait tomber sur Claire. tu sais ce qui m'ennuierait le plus ? De me retrouver un jour dans la peau des parents qui ne se sont doutés de rien. alors je réfléchis et j'essaie d'imaginer le pire. du coup, claire est persuadée que je ne lui fais pas confiance. C'est un dialogue de sourds."

"-Un bébé n'est pas un objet, protesta-t-elle tandis qu'ils traversaient la rue vers l'hôpital. Ce n'est pas comme fabriquer un cendrier pour son papa à Noël. Tout le monde ne se sent pas capable d'abandonner son enfant [...].
-Dans ce cas, c'est une déplorable faiblesse de caractère.[...]
-Pour vous, Steven, c'est tout blanc ou noir. Il n'y a rien au milieu.
-J'appelle ça de la clarté d'esprit.
-Et moi, vous voulez savoir comment j'appelle ça ? J'appelle ça du fascisme familial."

Le mot de la fin :

Un policier original, des enquêteurs qui ne sont pas des super-héros du crimes et qui rencontrent beaucoup de difficultés, des vérités qui ne pas dites clairement, des secrets qui s'accumulent. Une fille qui n'arrive pas vraiment à trouver sa place et ne le fait pas exprès. La révélation finale est faite de façon inhabituelle et qui donne le nom du coupable, c'était évident depuis le début mais on rend compte seulement lorsqu'on est sûr que c'est lui.

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