Après la vague - Orianne Charpentier

Auteur : Orianne Charpentier
Éditions : France Loisirs
Genre : Drame
Date de publication originale : 2014
Pages : 164

"Tous, à la fin de notre vie, nous mourons."

Synopsis :
   Il fait beau, ce jour-là, à la terrasse de l'hôtel. La famille est attablée. On discute d'un temple à visiter. Mais avec cette mer turquoise... Maxime n'a aucune envie de bouger. Il va rester ici, tranquille, à profiter de la plage avec Jade, sa sœur jumelle. Quelques minutes plus tard, une vague apparaît. Une vague qui n'en finit pas de grossir. Une vague qui engloutit tout. Dans leur course folle, Jade lâche la main de son frère. Pour Max, il n' y a plus de mots. Plus de larmes. Plus de présent. Plus d'avenir. Pourra-t-il survivre à ce drame ?

Ce que j'en ai pensé :

Après la vague est un roman classifié comme jeunesse, je ne le savais pas avant ma lecture mais en effet, c'est peut être trop jeunesse pour moi.

L'histoire dramatique qui arrive à Max est comme nous le savons tous terrible, et sans doute ne pourrons nous jamais imaginer leur ressenti. Mais j'ai trouvé que l'histoire n'était pas assez rythmée et surtout les sentiments ressentis par le jeune Max, pas assez approfondis. Ses doutes, ses questionnements sont rapidement balayés pour laisser place à une fuite en avant. J'ai trouvé le roman plutôt fade dans sa globalité.

Je ne m'attendais à rien en particulier de ce roman, sauf que je n'avais pas lu de texte parlant de cette catastrophe, Je ne m'attendais pas à du voyeurisme mais juste de ressentir de l'empathie envers le protagoniste. Malheureusement rien ne s'est produit, pas de tressaillement, électrocardiogramme plat.

Pourtant il y a de très belles métaphores pour décrire certains sentiments mais elles sont juste posées sur des pages sans début ni fin.

Ce court roman, je l'ai lu, et je vais sans doute le ranger aussi vite qu'il a été parcouru et l'oublier sûrement de la même manière. Cependant il serait exagéré de dire que je n'ai pas aimé.

Citations :

"Ma sœur mange quand elle est triste, quand elle a peur, quand elle est embarrassée. Autant dire qu'elle mange tout le temps. C'est dommage, parce qu'elle pourrait être vraiment jolie. Même maintenant d'ailleurs, même avec ses dix kilos en trop (et quand je dis dix, je suis sympa), elle est joli. Elle l'ignore à un point désespérant, et surtout elle s'arrange pour que personne le le sache. [...] Et moi, ça m'agace, de la voir se détesté, tandis que moi je m'aime un peu trop."

"Les mots sont en moi comme des oiseaux blancs, ils veulent s'échapper encore, l me déchirent la peau à coups de bec. Et soudain ils s'extirpent hors de moi, ils s'envolent, il me laissent, je suis plus qu'une coquille vide, je sanglote."

"Toute cette comédie effroyable que chaque être humain jour pour vivre, et qui consiste juste à faire semblant de savoir comment, être, moi, je n'en avais plus la force."

"Si j'ai pu, à ce moment de mon récit, donner l'idée que ma famille ne m'a pas aidé durant tous ces mois, cela m'afflige. La vérité, c'est que mes proches tentaient de toutes leurs forces de me tirer hors du vide. Mais leurs forces étaient peu de chose, même s'il m'aimaient, parce que leur cœur était brisé et moi, je désirais l'abîme."

Le mot de la fin :

Un livre pas assez approfondi à mon goût. J'en attendais beaucoup plus... Le livre se lit très rapidement mais s'adresse à un public jeune.

***

Commentaires

  1. Lecture mitigée, donc. C'est parfois le problème avec les lectures jeunesses, c'est dommage, le sujet était intéressant.

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