Le Zahir - Paulo Coelho

Auteur : Paulo Coelho
Edition : France Loisirs
Genre : Philosophie - Contemporaine
Sortie : 2005
Pages : 364

Ma note : 14/20

Synopsis :

Un écrivain célèbre raconte la disparition de sa femme, Esther, correspondante de guerre. Elle devient son Zahir, son idée fixe, son obsession, sa seule raison de vivre. Il part alors à sa recherche... Un récit, à contenu autobiographique, sur l'état du monde moderne, sur l'amour, la liberté et la solitude, sur l'avenir de l'homme en quête de repères, d'amour et de spiritualité.



Ce que j'en ai pensé :

C'est le premier livre que je lis de Paulo Coelho, j'étais passée à travers l'Alchimiste, mais voici que j'ai retrouvé ce livre au fin fond de ma PAL et je sentais que c'était le bon moment (pas les enfants, un peu plus de calme au travail, pas envie de regarder la télévision, bref...).
Au début du livre, j'ai été agréablement surprise, je ne m'attendais pas à cela. Je pensais me retrouver face à un traité philosophique incompréhensible, divagant sur l'existentialisme de l'Homme. Mais je suis en présence d'un personnage dont la femme l'a quitté pour on ne sait quelle bonne raison. Le fil conducteur est donc la recherche de cette femme écrit un peu à la manière d'un roman policier. Cet homme perdu mais finalement pas totalement, cherche à comprendre les raisons de cette disparition subite.
Un retour en arrière commence sur sa vie, sur ces problèmes de couples et l'analyse qu'il en fait.
Ce livre traite donc de l'amour mais surtout de la liberté à travers nos actes et de la place dans la société qui est la notre.
Sur son chemin, il rencontre plusieurs personnages : Mikail et Marie qui lui permettent à leur façon, d'ouvrir les yeux sur ce qu'il est devenu.
Mais voilà, j'ai trouvé que les 150 dernières pages sont désespérément longues, l'auteur ressasse toujours les mêmes choses, on tourne en rond, les mêmes réflexions sont exploitées sans grand intérêt.
J'ai été également déçue par la fin que j'ai trouvé bâclée, expédiée où je n'ai pas retrouvé l'intensité des émotions du début du roman. Ce voyage ne représente finalement qu'une vingtaine de pages : trop court à mon goût.
Je me sentie plus proche de Mikail, de son histoire, de son parcours et l'aboutissement qu'il en fait : retrouver une place dans un monde qui n'en laisse pas.

Ce qu'il me reste dans la tête :

La soirée dans le restaurant arménien, l'ambiance calme et le bruits des tambours dans une zénitude implacable.

Pourquoi les rails des chemins de fers sont-ils espacés de 1m45.

Citations :

"Mais le Zahir, auquel je pensais au début avec tendresse ou irritation, continuait de grandir dans mon âme. Je cherchais Esther dans toutes les femmes que je rencontrais. Je la voyais dans tous les bars, dans les cinémas, aux arrêts d'autobus."

"-Je crois que ça ne va pas marcher.
-Mais je t'aime, et tu m'aimes, n'est-ce pas ?
-Je ne sais pas. Si tu demandes si j'aime ta compagnie, la réponse est oui. Mais si tu veux savoir si je peux vivre sans toi, la réponse est encore oui.
-J'aimerais pas être née homme, ma condition de femme me convient très bien."

"Je ne sais pas si je suis malade, si mon mariage a été un rêve que je n'ai pas pu comprendre tant qu'il a duré. Je sais que je peux vivre sans elle, mais j'aimerais la rencontrer de nouveau, pour lui dire ce que je ne lui ai jamais dit pendant que nous étions ensemble : je t'aime plus que moi-même. Si je pouvais dire cela, alors je pourrais aller plus loin, en paix, car cet amour m'a racheté."

"Ainsi commence une nouvelle histoire d'amour. Le chien sauvage avec son courage, sa force, la biche avec sa douceur, son intuition, son élégance. Le chasseur et la proie se rencontrent, et ils s'aiment. Selon les lois de la nature, l'un devrait détruire l'autre - mais dans l'amour il n'y a ni bien ni mal, il n'y a ni construction ni destruction, il y a des mouvements. et l'amour modifie les lois de la nature."

"Quelle est la différence entre voir un film pornographique et faire l'amour ? le même qu'entre regarder une ville et essayer de savoir ce qu'il sy passe, aller dans les bars, emprunter des rues qui sont pas dans les guides touristiques, se perdre pour se trouver soi-même !"

Le mot de la fin :

Un voyage intérieur qui explore les erreurs commises au quotidien pour trouver la liberté et approfondir les sentiments amoureux. Dommage que ce voyage patauge vers la fin du livre.

***

Ce livre fait partie des challenges :


Un livre au fond de ta PAL
Brésil



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