Rouge Brésil - Jean-Christophe Rufin

Auteur : Jean-Christophe Rufin
Edition : Gallimard
Genre : Historique
Sortie : 2001
Pages : 550

Ma note : 11/20

"-Imaginez un instant, monseigneur, ce que peut ressentir un homme qui voit bouillir devant lui l'eau où il va cuire. "

Synopsis :
La conquête du Brésil par les Français est un des épisodes les plus extraordinaires et les plus méconnus de la Renaissance.
Deux enfants, Just et Colombe, sont embarqués de force dans cette expédition pour servir d'interprètes auprès des tribus indiennes. Tout est démesuré dans cette aventure. Le cadre : la baie sauvage de Rio, encore livrée aux jungles et aux Indiens cannibales. Les personnages - et d'abord le chevalier de Villegagnon, chef de cette expédition, nostalgique des croisades, pétri de culture antique. Les événements : le huis clos dramatique de cette France des Tropiques est une répétition générale, avec dix ans d'avance, des guerres de religion.
À travers les destins de Just et de Colombe, Jean-Christophe Rufin met en scène deux conceptions opposées de l'homme et de la nature: la civilisation européenne, qui se veut libératrice et se découvre meurtrière, et le monde indien, cruel et sensuel, avec son sens de l'harmonie et du sacré, le troublant appel du bonheur...

Ce que j'en ai pensé :

Tout d'abord, je souhaite vous dire que l'image de la couverture ci-dessus n'est pas l'édition que j'ai lue, mais je la trouve bien plus jolie, et puis j'aime bien vous taper dans l'œil !

Ensuite, j'ai lu ce livre l'année dernière et je ne vous en avez pas encore fait la chronique. Etant donné que je viens de faire celle du Marin des Sables, ça m'a donné envie de vous faire partager ma vision pas très positive de ce livre.

Puis, comme on vient à peine de répondre à la question que je m'étais posée sur Babelio, j'ai souhaité vous la faire partager.

Voici encore un livre trouvé sur les étagères de ma grand-mère. Prix Goncourt 2001.
Moi qui n'ai jamais lu un livre ayant été distingué par ce concours, ayant été déjà trois fois au Brésil, ayant des amis brésiliens, et compte tenu du résumé de ce livre, je ne pouvais pas faire autrement que de le dérober discrètement (depuis je l'ai reposé tout aussi discrètement sur les étagères ma très chère Mamée).
En effet, je ne savais pas, que nous français, nous avions voulu coloniser le Brésil à Rio de Janeiro mais que nous nous sommes faits totalement écraser par les portugais.
Lorsque je suis allée à Sao Paulo, j'ai visité le musée d'Ipiranga qui est le musée refermant le plus de documents sur l'histoire du Brésil et du continent sud américain. On y trouve une copie originale du traité de tordesillas rédigé en 1494 établissant le partage du Nouveau Monde entre les deux puissances coloniales émergentes, l'Espagne et le Portugal, mais je n'ai pas entendu parler de français.
Les points positif de ce livre est cette période historique que je ne connaissais pas et la description de la baie de Rio qui me rappelait beaucoup de souvenirs, mais qui bien évidemment a énormément changé depuis cette époque.
Voilà pour moi, les seuls points positifs de ce livre, j'en suis désolée. Voici ce qui m'a déplu dans ce livre et les questions que je me suis posée en le lisant : faut-il utiliser au moins deux mots incompréhensibles par pages pour avoir le prix Goncourt ? En effet, j'ai commencé à lire ce livre avec mon dictionnaire posé sur ma table de chevet pour déchiffrer un nombre de mots qui m'étaient complétement inconnus mais j'avoue en avoir eu marre et j'ai vite abandonner au bout de la 40ième page l'utilisation de mon petit Robert.
Je n'ai pas du tout adhéré aux personnages que sont Just et Colombe, entre un gamin qui se fait facilement manipuler, qui en grandissant ne s'affirme pas , j'ai eu du mal, quant à sa sœur qui part vivre nue dans la jungle, au secours. Je me suis donc posée la question de savoir si ces deux personnages ont vraiment existé où ont-ils été inventés pour permettre à ce livre d'avoir une histoire romancée pour atteindre un public plus large ?
J'ai aujourd'hui la réponse (merci à  natacha-macaud33 de le l'avoir donnée). Jean-Christophe Rufin a dit qu'il a inventé les personnages de Just et Colombe, en se basant sur l'histoire de neuf enfants qui ont été choisis pour coloniser le Brésil. Compte-tenu de l'évolution de ces deux personnages, je n'imagine même pas vouloir connaître la destinée des sept autres.
Je me suis donc très fortement ennuyée lors de cette lecture, qui je trouve manque d'envol, de passion, d'actions, d'émotion malgré une écriture impeccable et "sur jouée".

Ce qu'il me reste dans la tête :

L'arrivée des femmes protestantes sur l'Ile, toute de noir vêtue.
L'indécision des gradés à attaquer les portugais.
Colombe, nue dans la forêt vierge !

Citations :

" Apporter les secours de la civilisation dans ces contrées de cannibales était une entreprise juste, glorieuse, nécessaire. Mais pour mener à bien cette grande Idée, sur qui pouvait-il compter ? Sur des couards et des ladres, des repris de justice et de mauvais ouvriers. "

"On ne se trompe jamais en conférant à quelqu'un le grade qu'il n'a pas atteint. Celui qui bénéficie de cette erreur est tout prêt à la pardonner, en pensant que le flatteur a simplement un peu d'avance."

"C'était une imprudence, bien sûr. Mais il est des plaisirs auxquels on se laisse entrainer parce que les refuser serait commettre un crime contre soi-même."

Le mot de la fin :

Il fut heureux que je n'attendais rien de particulier en ouvrant ce livre à part de connaitre une partie de notre histoire que je ne connaissais pas, car à part avoir appris ce fait très rapide de notre Histoire, j'en n'ai rien retenu d'autre.


Commentaires

  1. Je n'ai jamais lu de Jean-Christophe et j'aimerais beaucoup le découvrir, mais j'avoue que ta chronique me rend un peu réticente, je n'aime pas ces lectures où j'ai besoin de chercher la signification de chaque mot, ça gâche le plaisir. Sinon le contexte, au Brésil me plait beaucoup.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quand j'ai pris ce livre, j'avais hâte de découvrir cette partie de l'histoire qui m'étais inconnue mais comme tu le dis si bien, le vocabulaire employé m'a gâché mon plaisir et j'ai trouvé le texte pas assez en profondeur malgré le potentiel qu'il aurait pu y avoir.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Outlander : Ecrit avec le sang de mon coeur, partie 2 - Diana Gabaldon

TTT #21 - les 10 romans à lire avant de mourir

Bilan de l'année 2016

Outlander : Ecrit avec le sang de mon coeur, partie 1 - Diana Gabaldon

TTT #20 - Les 10 livres de votre PAL à lire absolument en 2016