Il est grand temps de rallumer les étoiles - Virginie Grimaldi

Auteur : Virginie Grimaldi
Éditions : Fayard
Genre : Contemporain
Date de publication originale : 2018
Pages : 387


          " - Anna, tu viendras me voir à la fin du service ! Faut que j'te dise un truc."

Synopsis :

Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée. À 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d’y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l’amour. Lily, du haut de ses 12 ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire. Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

Ce que j'en ai pensé :

Je crois que je suis en ce moment à la recherche de livres que l'on peut qualifier de feel-good : à savoir ces livres qui parlent de la vie quotidienne d'une femme ou de sa famille, qui est au bord de l'implosion, et qui décide de changer de vie, ou de s'écouter, ou de réfléchir à ses priorités pour au final découvrir une autre façon de vivre. Ces livres au haapy-end, ou tout est beau dans le meilleur du monde parce que l'on a trouvé sa voie, ou presque. Est-ce que "Il est grand temps de rallumer les étoiles" était le livre de trop qui m'a conduit à l'overdose, ou bien n'ai-je pas été tout simplement séduite par l'histoire proposée par Virginie Grimaldi.

Premier roman que je lis de cette auteure, je ne peux donc pas comparé. Et pourtant tout y est.
Cette femme, Anna, seule qui essaie désespérément de faire de son mieux mais qui n'y arrive pas. Elle élève ses deux filles seule, cours après le temps mais surtout ses dettes et vois que malgré ses efforts, sa petite famille sombre. Sa fille ainée Chloé ne va plus en classe, décide de faire taire l'ennuie en s'oubliant dans les bras du premier mec qui passe en croyant être tombée amoureuse après deux textos !! Quant à la cadette, Lily, elle fuit le monde à sa façon.

Anna décide après avoir perdu son job et d'avoir toucher le fond de partir avec ses filles très peu enthousiastes comme on peut s'en douter. Est-ce que le voyage va être long ? En tout cas il l'a été pour moi. Aucunement je ne me suis sentie proche des personnages. Ce n'est nullement un jugement mais seulement un constat. Anna commence par penser à ses filles avant de penser à elle-même. Chloé à l'inverse ne pense qu'à elle avant d'apprendre à penser un peu aux autres et Lily, elle pense avoir les réponses à des questions auxquelles personne ne lui a posé, et même si Virginie Grimaldi essaye de rendre ce personnage, attendrissant ? comique ? drôle ? avec l'utilisation en vois-tu en voilà d'expressions modifiée, je suis passée à côté.

Même leur découverte des pays scandinaves n'en a pas été une pour moi. Les paysages, l'atmosphère, tout est balayé beaucoup trop vite à mon goût. C'est à la base un voyage pour prendre le temps pour se retrouver soi-même et les autres qui est beaucoup trop rapide. On ne prend pas le temps de se posé nous-même en tant que lecteur et de s'interroger sur notre propre existence, ce qui est le but de ce genre de littérature.

Au final, de gros passages à vide, où je me suis ennuyée, m'endormant, après seulement quelques lignes, l'effet a été radical. Pourtant, je ne peux pas dire que ce roman m'est totalement déplu. J'ai apprécié les personnages secondaires qui rythment le roman, leur secret, leur envie, leur façon de voir le monde, leur volonté d'avancer différemment. J'ai trouvé l'ensemble de ses personnages au final, beaucoup plus complexes et intéressant.

Quand à la fin du roman, le rebondissement inattendu m'a plu mais sans pour autant me faire ni chaud, ni froid. C'est un ouvrage je pense que je vais très vite oublier.

Citations :

"Mon voisin Paul affirme que je devrais changer de travail. Il a repris le bureau de papa, il pense visiblement que les emplois sont livrés par les cigognes, qui se sont réorientées lorsque le marché des bébés leur a été soufflé par les choux et les roses."

"Peut-être que les hommes sont comme Cendrillon, ils se transforment après l'amour."

"Moi, je ne cherche pas l'amour, je cherche l'homme de ma vie. Je veux qu'il occupe toutes mes pensées, je veux me sentie incomplète quand il est loin, qu'il me comprenne sans avoir besoin de parler, je ceux tout connaitre de lui et trouver ça rassurant, je veux avoir le ventre qui pétille quand je le regarde, je veux que sa voix me fasse frissonner, n'être heureuse que quand il est là."

"Le parents sont des funambules. On marche sur un fil tendu entre le trop et le pas assez, un colis fragile entre les mains."


Le mot de la fin :


Un feel-good qui ne m'a pas embarqué du tout sur les routes des pays du nord. Je suis très vite restée sur le bas côté, à faire du stop pour rentrer le plus vite possible à la fin du livre. Mais j'ai quand même continué le voyage, pour les autres, ceux qui gravitent autour qui ont chacun leur charme...

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