ACOTAR, tome 4 : Un Palais de flammes d'argent - Sarah J. Maas

https://img.livraddict.com/_thumbs/covers/454/454661/200_0/couv20918953.jpgUn palais d'épines et de roses, tome 4 : Un Palais de flammes d'argent - Sarah J. Maas

Une année s’est écoulée depuis la fin des affrontements qui ont ébranlé Prythian. Mais bouleversée par les horreurs de la guerre et incapable de s’habituer à sa vie de Fae, Nesta ne se sent à sa place nulle part. Elle s’enfonce dans une spirale destructrice et refuse l’aide qu’on lui propose. Surtout celle de Cassian, avec qui elle est obligée de s’entraîner au combat, et à l’égard duquel elle nourrit des sentiments… ambigus.
Pourtant, quand la menace d’un nouveau conflit obscurcit l’horizon, Nesta doit accepter d’affronter ses propres démons. Car elle n’est pas une Fae comme les autres. Transformée par le Chaudron lui-même, elle possède des pouvoirs indispensables à la survie de la Cour de la Nuit…


En quelques mots :

Nesta insupportable, brisée, destructrice…à passer par le balcon... puis lentement la reconstruction. D'un côté colère et révolte, de l'autre, la résilience et la sororité , ce tome m’a fait passer de l’exaspération à la mansuétude. Des longueurs sur le premier tiers et une fin trop rapide, mais un univers toujours aussi riche. Une lecture imparfaite… mais prenante et surprenante.

En beaucoup plus de mots :

Après une première moitié où la protagoniste est vraiment insupportable, au point où j’ai eu envie de la balancer de la terrasse de son pavillon sur des rochers bien acérés pour faire cesser ses jérémiades (et mes acouphènes imaginaires par la même occasion), l’autrice réussit finalement à insuffler de la résilience. Et par ce biais, à défaut de m’attacher à elle, elle m’a au moins permis de savourer ma lecture.

Parce que Nesta… est vraiment insupportable. Incapable de dépasser sa douleur, sa culpabilité après la guerre, elle devient un véritable ouragan. Elle détruit tout sur son passage pour mieux se détruire elle-même. Elle se déteste, elle ne comprend pas, elle veut disparaître.

Mais c’est sans compter sur le groupe uni qui l’entoure, prêt à tout pour l’aider à traverser cette épreuve, quitte à la brusquer, à la reléguer, à la faire souffrir encore un peu pour l’aider à expier… non pas ses fautes, mais surtout son foutu caractère borné.

Et puis il y a Cassian. Sans grande surprise, il est là, constamment, à essayer de la canaliser, de lui faire relever la tête… et d’en profiter aussi (il ne faut pas non plus se voiler la face). Atteint d’un bon vieux syndrome du sauveur, il s’accroche à cette branche pourrie avec l’espoir de la voir renaître de ses cendres. Car oui, Nesta m’a fait penser à un phénix : belle mais cruelle, immortelle en apparence, mais condamnée à brûler pour mieux revivre.

Et puis il y a tout ce cercle : Mor, Amren, Azriel… toujours là, en toile de fond, avec leurs propres dynamiques. On sent les tensions, les jugements, mais aussi cette volonté d’aider Nesta, même maladroite, même dure. Ce groupe solide vient se heurter à la tempête qu’elle est devenue, et ça crée quelque chose d’assez intéressant.

J’ai particulièrement aimé tout ce qui gravite autour d’elle : l’amitié, ce nouveau foyer, ces nouveaux personnages qui apportent enfin de la puissance et surtout des émotions à un récit qui en manquait cruellement au départ.

Ces nouvelles amitiés qui se crée autour de Nesta : Gwyneth Berdara (Gwyn) et Emerie, deux femmes brisées, chacune à leur manière qui vont devenir bien plus que de simples rencontres. Une amitié forte, presque salvatrice, qui apporte enfin de la chaleur, de la sincérité et surtout de l’émotion. Là où le roman en manquait au départ, ces liens viennent donner une vraie puissance au récit.

Il y a aussi toute la relation avec Feyre… ce “je t’aime moi non plus” permanent, chargé de rancœurs, de non-dits, de blessures jamais vraiment refermées. On sent qu’il y a de l’amour, mais qu’il est enfoui sous des couches de colère et d’incompréhension. Et c’est parfois aussi frustrant que réaliste.

Elain, elle, reste en retrait, presque en contraste total, comme une présence plus douce, plus effacée, qui tente d’exister entre ces deux sœurs qui ne savent plus comment se parler.

Encore une fois, l’autrice fait preuve d’une grande imagination, multiplie les rebondissements et nous entraîne dans de nouveaux lieux, enrichissant toujours plus cet univers.

Alors oui, la fin est bien trop rapide, et j’aurais volontiers troqué quelques scènes de sexe (beaucoup trop longues à mon goût) contre un développement plus poussé de cette conclusion. Mais malgré tout, je ressors de cette lecture plutôt satisfaite. Et me voilà désormais à jour dans cette saga… qui, visiblement, n’a pas encore dit son dernier mot.


ACOTAR, tome 1 : Un palais d'épines et de roses

ACOTAR, tome 2 : Un palais de colère et de brume

ACOTAR, tome 3 : Un palais de cendres et de ruines 

ACOTAR, tome 3.5 : Un palais de glace et de lumière 

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