Violence à l'origine - Martin Michaud

Auteur : Martin Michaud
Editions : Kennes
Genre : Thriller
Parution : 2016
Pages : 447

"La neige tombait dru depuis le début de l'après-midi"

Ma note : 13/20

Synopsis :
Responsable de la section des crimes majeurs en l'absence de son supérieur, le sergent-détective Victor Lessard se voit confier la mission d'enquêter sur la mort d'un haut gradé du SPVM dont on a retrouvé la tête dans un conteneur à déchets. Formé du jeune Loïc Blouin-Dubois, de l'inimitable Jacinthe Taillon et de Nadja Fernandez, avec qui Victor partage sa vie, le groupe d'enquête qu'il dirige doit faire vite, car l'assassin a laissé un message qui annonce de nouvelles victimes. Confronté à un tueur particulièrement retors, qui peint de lugubres graffitis sur le lieu de ses meurtres et évoque un curieux personnage surnommé le « père Noël », pressé d'obtenir des résultats rapides par sa hiérarchie sans pour autant recevoir l'appui nécessaire, Victor Lessard s'entête envers et contre tout à résoudre « l'affaire du Graffiteur », dédale inextricable d'une noirceur absolue qui ravivera les meurtrissures de son âme, ébranlera ses convictions les plus profondes et le mènera au bord du gouffre. Peut-on vouloir le mal pour faire le bien ?

Ce que j'en ai pensé :

Lorsque je me suis inscrite à la rencontre d'auteur sur Babelio, je ne savais pas que Violence à l'origine était le quatrième roman de Martin Michaud et plus particulièrement la quatrième enquête de Victor Lessard. Je m'en excuse par avance auprès de ceux qui auraient souhaité le rencontré et dont j'ai pris la place, car j'évite normalement de voir un auteur dont le roman proposé est une suite.
Mon premier souhait était de me plonger dans l'écriture d'un thriller québécois car je n'en avais jamais lu avant et que son synopsis était plus qu'attrayant.
Je me suis vite rendu compte du manque de connaissances des romans précédents, me manquant la psychologie des personnages qui n'est pas vraiment fouillé dans ce tome, mais a-t-on besoin de le faire lorsque l'on attaque le quatrième opus ?

Ce roman qualifié de thriller est cependant à la limite du policier. Même si certaines scènes peuvent faire frémir, en particulier la scène de mutilation, le reste du roman se situe plus dans le genre policier avec ces longueurs : une enquête qui piétine, des retours en arrière, l'enlisement des protagonistes est récurrent. Il m'a manqué du rythme, des rebondissements et j'ai trouvé les deux tiers du roman plutôt monocorde.

Victor, le personnage principal, ex alcoolique anonyme, se voit confier une enquête jugée délicate par sa hiérarchie compte-tenu que son patron est en voyage de noce. Il est sans cesse appelé par les démons de son passé (et c'est à ce moment là que j'ai regretté de ne pas connaitre mieux son histoire dans les précédentes enquêtes). Avec son équipe, il vont mener l'enquête sur un tueur qui ne laisse aucun indice, sauf un graffiti sur le mur avoisinant son meurtre.

Le roman est étrangement construit, avec au final pas moins de trois histoires imbriquées les unes aux autres. Le roman commence par un chapitre qui est en fait l'avant avant dernier chapitre du roman. De très nombreux personnages viennent se greffer à l'enquête et j'avoue avoir  été de temps en temps totalement perdue entre les personnes des enquêtes internes, les personnes des gangs de rue, des patrons, des victimes, des enfants, père, fille des victimes, je me suis un peu emmêlée les pinceaux. Pourtant à la fin du roman, j'ai trouvé que l'histoire s'éclaircissait et heureusement !!!

Je vais donc être très honnête avec vous, je me suis ennuyée une bonne partie du livre, et j'ai sauté très souvent les phrases intercalées entre les conversations des personnages et sur les chapitres philosophiques sur le bien et le mal, est-ce mal de faire du mal à des personnes qui représentent le mal ou est-ce finalement un mal pour un bien (relisez au moins cette phrase trois fois pour bien la comprendre !!!!)

Je n'ai pas trouvé non plus le sujet original et il m'a manqué une fluidité, une histoire moins empêtrée, et j'ai eu l'impression de lire ce roman dans la brume.

Cependant, j'ai beaucoup apprécié découvrir des expressions québécoises comme par exemple : "Fais pas ta moumoune !" ou "Qu'est ce que tu bizounes en bas ?"

Citations :

"Il n'y a pas d'émotion plus pure, plus vraie que la peur. On ne peut la confondre avec aucun autre état. L'humain devient ce qu'il y a de plus noble dans la souffrance et dans la douleur."

"Le but recherché par tout individu dans son développement est son plaisir. Or la faille de la société est de laissé croire que cet homme est une exception alors que c'est exactement le contraire. Ces pulsions qui grouillent au fond de chacun de nous, la société les chloroforme afin de pouvoir exister. Ce faisant, elle relègue à l'arrière-plan le bonheur des individus qui la composent."

"elle leva les yeux de son livre quand il entra dans la pièce et lui sourit, et il sut que ce sourire le rattachait au reste du monde."

Le mot de la fin :

Je reste assez mitigée par la lecture de ce livre et je pense que le manque de connaissance des livres précédents est un point faible. J'ai noté de nombreuses longueurs, un récit très obscur dans le fond mais qui s'éclaircit à la fin.

***

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