A bras raccourcis - Sébastien Brégeon

Auteur : Sébastien Bregeon
Edition : Amazon
Genre : Horreur
Sortie : 2015
Pages : 25

Ma note : 12/20

Synopsis :

Il est des endroits en forêt où il vaut mieux ne pas s'arrêter pour se reposer ou pique-niquer. Vous ne regarderez plus la forêt du même œil lors de votre prochaine balade.

Le loup a été réintroduit dans la forêt, les randonneurs le craignent. Pourtant, il est des choses bien plus dangereuses dont ils devraient se méfier. La forêt observe les randonneurs, s'amuse avec eux, avant d'effectuer un prélèvement. Un droit de passage au prix élevé.

Quelques randonneurs malchanceux vont découvrir à leurs dépens que tout ce qui a des bras et des yeux n'est pas forcément humain. Pourtant, pas de zombies ici, mais de quoi s'agit-il alors ?

Ce que j'en ai pensé :

Tout d'abord j'aimerais remercier Sébastien Bregeon qui m'a contacté directement pour que je lui donne mon avis sur sa nouvelle. Merci pour la confiance accordée, même si mon avis n'est pas très élogieux. Cet avis lui fut avant envoyé et il a été d'accord pour que je publie : "Pas de problème pour la publication. La critique est argumentée, là est l'essentiel." Merci encore
Je ne suis pas une experte en matière d'horreur, mais je me rappelle certaines de mes lectures qui m'ont fait hérisser les poils des bras, sentir un air frais sur ma nuque, je repense notamment à Shining ou au 5ème règne. Ce que j'attends de l'horreur c'est d'être immergée dans un monde réel ou non où tous mes sens sont en éveil et où j'oublie le monde qui m'entoure pour me focaliser sur la narration. D'avoir le cœur qui bat au même rythme que celui ou des protagoniste(s), vibrer avec les lignes. Mais dans cette nouvelle, je suis désolée mais je n'ai pas ressenti cela, je n'ai pas été happée par l'histoire. Il est certain que l'écriture est très agréable, de jolies tournures de phrase, un vocabulaire bien choisi. Mais la magie n'a pas opéré. Je n'ai pas senti d'atmosphère tendue, je me suis plutôt sentie en compagnie de Blanche-Neige lorsqu'elle traversait les bois avant de tomber au milieu de la clairière ensoleillée entourée par des animaux.  J'avais l'impression qu'il manquait la respiration, le souffle, l'énergie, le désarroi ou la colère ou tout simplement la faim de ces racines exterminatrices, une sorte de personnification, un esprit pensant. J'aurai peut-être aimé un point de vue différent, ici le narrateur est externe et se contente de décrire ce qui se passe ; peut être qu'un point de vue interne aurait pu donner un autre rythme à la nouvelle (par exemple celui des pierres que je qualifierais "d'orbitale"). Car je trouve le rythme beaucoup trop monotone. Seule la dernière phrase m'a fait sourire, en pensant que pour une fois ce satané corbeau avait réussi ce qu'il n'a jamais réussi à faire en 347 ans.

Citations :

"Face à eux, les buissons bougent. Le chemin s'y engouffrant ne permet pas de voir ce qui arrive."

"Elle repose les mains sur les genoux, haletante, en regardant son compagnon. Une larme lui coule des yeux se mélangeant à la sueur."

"Une rafale souffle, découvrant la paire d'yeux.
Un crapaud, dans son habit de camouflage couleur feuille, apparaît".

Le mot de la fin :

Je ne peux pas parler réellement de déception, car je ne savais pas à quoi m'attendre dans cette nouvelle, mais j'ai trouvé le rythme trop monocorde ce qui qui fait que je n'ai pas adhéré. J'espère cependant lire la suite, pour voir s'il y a une évolution dans le style.

0- A bras raccourcis

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