Dracula - Bram Stocker

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Dracula - Bram Stoker

Répondant à l'invitation du comte Dracula qui prépare son prochain voyage en Angleterre, Jonathan Harker découvre à son arrivée dans les Carpates un pays mystérieux. Un pays aux forêts ténébreuses et aux montagnes menaçantes. Un pays peuplé de loups dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante. Ce comte, qui contrôle son courrier et verrouille les portes de son château, ne se reflète pas dans les miroirs et se déplace sur les murs en défiant les lois de l'apesanteur...
Jonathan Harker doit se rendre à la terrifiante évidence : il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...

En quelques mots :

Je pensais connaître Dracula… quelle erreur. Pas de romance envoûtante, mais un vampire froid et une traque implacable. Entre fascination (Lucy !) et profonde frustration (Mina !), le récit m’a paru long, inégal et peu émouvant. Un classique incontournable, mais une seule et unique fois pour ma part.

En beaucoup plus de mots :

Dracula, c’est un monument de la littérature fantastique, un monument de la littérature gothique. Qui n’a jamais entendu parler du comte Dracula ? Un château perdu dans les Carpates, un vampire assoiffé de sang, craignant l’ail, le soleil et le crucifix… Tellement de romans et de films ont repris ce mythe, l’ont modifié, réinventé, que l’on croit déjà le connaître avant même de le lire.

Et bien… loin s’en faut.

Je me suis faite avoir du début à la fin. Dans mon esprit, j’avais cette image d’un prince maudit, recherchant des siècles plus tard son amour perdu, une romance sombre mêlée de sang et de passion, quelque chose de presque tragique et romanesque. Je ne vous remercie pas Monsieur Coppola ni Monsieur Besson, dont j'ai vu les deux adaptations récemment.

Et j’ai attendu cette romance. Longtemps. Très longtemps.

Pour finalement comprendre… qu’il s’agit d’un effet Mandela.

Oh désespoir, oh tromperie, oh duperie, oh frustration, oh déception…

Mais revenons au livre lui-même. Vous l’aurez compris, il n’y a ici rien, ni de près ni de loin, d’un amour perdu ou de retrouvailles enflammées. Dracula est un être inaccessible, inquiétant, qui rend fou ceux qui l’approchent. Il ne pense qu’à boire du sang et à dominer l’espèce humaine.

Face à lui, plusieurs personnages, dont le célèbre docteur Abraham Van Helsing, qui combattra cette créature tapie derrière un visage presque humain, mais sans âme.

Malgré ma grande frustration, j’ai pourtant été séduite par le début du roman, et en particulier par Jonathan Harker, prisonnier de ce château oppressant. Sa lente descente, physique et psychologique, est vraiment marquante et en fait un personnage très attachant.

J’ai également été happée par Lucy Westenra et toutes les péripéties qui l’entourent, que j’ai trouvées bouleversantes. Cette pauvre femme, devenue créature de l’ignoble Dracula, se décharne au fil des jours. Les descriptions de son corps sont d’un réalisme saisissant.  J’ai presque ressenti son abandon, ce glissement vers la mort.

Mais voilà…

J’ai trouvé le texte tellement long. Les pérégrinations intellectuelles entre John « Jack » Seward et Abraham Van Helsing sont soporifiques. Quincey P. Morris n’apporte même pas la fraîcheur qu’il aurait pu ( en tant qu'américain, j'y attendais un peu d'humour ou un regard neuf sur la situation qui n'est jamais venu), et la fin manque clairement de panache avec ce personnage.

Arthur « Art » Holmwood, lord Godalming, est aussi insipide qu’une pomme verte oubliée sur une desserte. Renfield… une fois, c’est bien, mais sa répétition devient assommante.

Et que dire de Wilhelmina « Mina » Murray que j'ai trouvé tellement idolâtrée qu'elle m'a très vite exaspérée. Oh Mina la douce, Oh Mina la courageuse, Oh Mina l'intelligente, et Lucy alors !!!! J'en ai ragée, car n'oublions pas que cette pauvre Lucy avait tout de même 3 potentiels fiancés et qu'aucun n'était si prolixe sur son amour envers elle comparée à leur admiration sans borne pour Mina que je fulmine.

Je sais que beaucoup d’entre vous ont adoré ce roman, mais quitte à choisir, je préfère encore les atermoiements de ce pauvre Frankenstein.

Et même si je suis dure, j’ai apprécié la mise en miroir entre science et foi… même si, là encore, j’aurais aimé que ce soit davantage exploité.

Un classique du genre, qui doit être lu, bien évidemment… mais qui n’est clairement pas celui que j’affectionne le plus.

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