Gravé dans le sable - Michel Bussi

Auteur : Michel Bussi
Editeur : Presse de la cité
Genre : Policier
Sortie : 2007
Pages : 472

Ma note : 12/20

"6 juin 1944, Omaha Beach, la Pointe-Guillaume
La péniche ouvrit son ventre."

Synopsis :
Quel est le prix d'une vie ? La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place ? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus ? Lorsqu'une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bri­bes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver ? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s'engager dans une quête improbable qui va la mener de la Normandie aux quatre coins des Etats-Unis... Au péril de sa vie ! Accidents, disparitions, meurtres se succèdent...

Ce que j'en ai pensé :

Voici le troisième opus de Michel Bussi que je lis et je regrette un peu de ne pas les avoir lus dans l'ordre, car après Maman à tort et N'oublier jamais, j'ai été grandement déçue par ce livre. Il faut que je me force à me rappeler que ce livre initialement baptisé Omaha Crimes est son premier roman et on se rend compte rapidement que Michel Bussi cherche son style durant toute la première partie du livre.
Les histoires de "Gravé dans le sable" se déroulent sur plusieurs périodes : en 1944, lors du débarquement, dans les années 1960 et les années 1970. On suit les recherches d'Alice puis de Lison qui sont accompagnées par Nick, détective privé raté du moins au début qui cherche un temps soit peu de travail et surtout est devenu accro à Alice, pour connaître la vérité sur la mort de Lucky fiancé d'Alice ou plus exactement sur le fait que Lucky ait échangé sa place lors du débarquement en échange de 1,44 millions de dollars. Recherche des témoins, recherche de l'échangeur, recherche de preuves. Deux histoires se mêlent entre deux rives de l'océan Atlantique.
Le synopsis est bien accrocheur, mais malheureusement je n'ai pas du tout adhéré à ma lecture.
Tout d'abord, il y a trop de pensées invasives de  Nick, j'ai trouvé ses réflexions insupportables ce qui m'a conduit à finalement sauter tous les paragraphes en italiques, j'ai peu être perdu des indices cachés dans ces réflexions, mais ce n'est pas possible de lire autant de babillages. En plus de réflexions totalement idiotes, cela alourdi considérablement le texte et on peut très bien s'en passer.
Ensuite, j'ai trouvé que la façon de parler de certains personnages ne cadrait pas avec la nature de celui-ci sans compter que sa façon de parler évolue au fur et à mesure de la conversation. Par exemple dans le bar de Château-le-Diable en Normandie, un des protagoniste s'exprime au début de la conversation de cette façon  : "Je t'ai vu sortir une bouteille sans étiquette de sous le comptoir, et verser avec modération dans ma tasse un peu de ce liquide incolore contenu dans ladite bouteille". Vous m'accorderez que le langage est assez soutenu. Deux pages plus loin, le même personnage reprend la parole et dit : "bon ben vas-y, Téton, avec ton histoire [...]. Fais-nous marrer, puisque de Gaulle a dit qu'on n'avait plus le droit de picoler " ou un peu plus loin encore : "Tout ce que je sais [...] c'est qu'avec lui derrière le comptoir, ça radinait pas sur le calva dans le café", et ne chercher pas dans la première partie de l'ironie de la part du personnage, il en est dépourvu et n'est juste qu'un pauvre homme accoudé au zinc !
J'ai été seulement séduite par Lison, et j'ai trouvé que sa première lettre est très émouvante, très personnelle est écrite de bon ton. C'est le personnage qui m'a le plus séduite.
J'ai trouvé ce livre relativement lent, à la limite de l'ennui et une fin sans grande surprise.

Ce qu'il me reste dans la tête :

Le casque posé sur une table et tous ces hommes effrayé qui attende le moment fatidique.
Le coiffeur et ces méthodes explosives.
Lison et sa voiture.

Citations :

"On ne peut réaliser des actes exceptionnels que dans des circonstances exceptionnelles, et c'est dans ces instants particuliers où le monde bascule que les véritables héros doivent se résigner à enlever leur masque de gens comme tout le monde."

"Le contraste entre nos sentiments m'avait fait une impression terrible, comme s'il ne fallait en ce monde ni trop de bonheur, ni trop de malheur, mais simplement un équilibre entre les deux, et donc pour que naisse mon bonheur, il fallait qu'il en meure un autre, comme un pacte avec je ne sais quel démon guerrier."

"Méritais-je réellement que ces étrangers viennent mourir pour nous délivrer, notre liberté valait-elle ce prix, sommes-nous dignes d'un tel sacrifice ?"

"Mais elle aurait préféré se faire arracher les poils de nez et de menton, qu'elle avait d'ailleurs fort long, plutôt que de reconnaitre la faute de son fils et présenter ces excuses publiques."

"Dans un groupe qui se constitue, il faut inventer des codes, des références communes, des expressions, des surnoms, des anecdotes à partager, afin que le groupe se soude et qu'une complicité se crée entre les membres."

Le mot de la fin :

Ici Michel Bussi cherche son style et ce n'est pas très convaincant, je ne sais pas si vous n'en n'avez jamais lu s'il est à conseiller comme premier roman ou non. Pour moi le livre est trop jeune, trop brouillon.

***
 
 



Commentaires

  1. Ce livre ne me tentait déjà pas à la base, mais là c'est quasi sûr je vais passer mon tour! ^^

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    1. Si tu as une PAL qui déborde, comme moi, en effet, je pense que tu trouveras mieux !!!!

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  2. Personnellement, je l'ai trouvé excellent.

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